What I want from you is empty your head
They say be true, don't stay in your bed
We do what we need to be free
And it leans on me like a rootless tree
Elle avait fermé les yeux en sentant l'émotion, au fur et à mesure que les notes s'échappaient de sa bouche, monter depuis son ventre jusqu'à sa gorge. Malheureusement, elle fut vite coupée dans son élan par l'homme qui était en contre bas de la scène, avachi dans une chaise de bureau.
Homme: Merci mademoiselle...
La jeune fille baissa les yeux et vit un garçon, tenant en main une dizaine de feuilles, se pencher vers le type qui venait de s'adresser à elle.
Jeune garçon: Bruvier, Emma Bruvier, murmurra-t-il bien trop fort pour que cette dernière ne l'entende pas.
Homme: Mademoiselle Bruvier. Vous avez une jolie voix mais, sérieusement, quantonez-vous à la photo et laissez la place à des jeunes filles qui en ont vraiment besoin!
Emma: Mais je..., tenta-t-elle de répliquer.
Homme: Merci! Vous connaissez la sortie...
On en revenait toujours à la même chose et, à force, Emma n'en pouvait plus... Les refus tombaient les uns après les autres et pour quelque chose qu'elle n'avait pas provoquer. Elle se dirigea vers les coulisses où l'attendait son sac et dégagea ses cheveux de sa veste qu'elle venait de passer.
[ * * * ]
Emma flânait dans Bloomsbury, analysant le contenu des vitrines des boutiques pour passer le temps. Un petit air de guitare sèche débuta, s'échappant du sac à main de la jeune femme. Elle ouvrit le clapet de son portable et répondit.
Emma: Allo?
...: T'es où? lui demandèrent à l'unisson deux voix féminines.
Emma: Je faisais un tour en attendant
...: Grouille toi, nous on se les gèle!
Pour la deuxième fois de la journée son interlocuteur ne la laissa pas prendre la parole puisque déjà de courtes tonalités raisonnaient au creux de son oreille, lui fesant comprendre que son amie avait raccroché. Elle se hâta de traverser, longea au pas de course la rue dans laquelle elle s'était engagé, tourna deux fois à gauche puis une fois à droite et se trouva enfin devant le musée: le British Museum se dressait en face d'elle, dans toute sa splendeur. A l'endroit précis du rendez-vous, deux jeunes filles blondes étaient en grande conversation. Emma sourit et reprit sa marche vers elles. Elle était presque arrivée à leur hauteur quand l'une des deux tourna la tête vers Emma.
Jeune fille: Madame je-me-fais-désirer est arrivée.
Jeune fille 2: Alleluia!
Emma: Pour une fois que c'est moi qui vous fait attendre...
Jeune fille 2: Je n'aime pas beaucoup ce que tu sous-entends là, soeurette.
Emma rigola. Elle se pencha vers sa soeur qu'elle gratifia d'un petit bisous sur la joue puis se précipita dans les bras que lui avait ouvert sa meilleure amie.
Soeur: Euh... Marjo, évite d'étouffer Emma, j'aimerais la garder en vie encore un an ou deux!
Majorie relâcha son étreinte pour pouvoir faire un doigt d'honneur à la jeune fille.
Emma: Tu deviens de plus en plus vulgaire, dit donc, ironisa-t-elle.
Soeur: Tu lui feras la leçon plus tard, dit nous plutôt comment c'est passé l'audition!
Emma: Toujours la même chose, ils m'ont pas prise... Il m'a dit d'en rester à la photographie. Si vous saviez à quel point ça me saoule...
Soeur: T'inquiètes pas, elle finira bien par ne plus faire parler d'elle et tout rentrera dans l'ordre.
Marjorie: Aurélie a raison...
Aurélie: J'ai toujours raison!
Marjorie: Si tu le dis..., se tournant à nouveau vers Emma, un de ces jours les gens en auront marre de la voir dans la presse entrain de faire ses conneries et puis si c'est pas le cas... tu te décolores les cheveux, ça passera mieux, plaisanta la jeune femme.
Sa remarque arracha un sourire à Emma.
Emma: J'ai plus envie d'y penser aujourd'hui. On va manger? Je meurs de faim!
Aurélie: C'est partis! Pour une fois, j'vais être gentille: je vais vous inviter.
Bras dessus, bras dessous les 3 amies partirent en direction de New Oxford Street.
[ * * * ]
Marjorie: J't'appelle demain.
Emma claqua la portière de la voiture. Elle leva la main pour faire signe à sa soeur et à son amie, que le taxi ramenait chez elles. La nuit était tombée et l'air s'était rafraichi. La jeune femme frisonna et commença à remonter Charing Cross. Elle avait toujours aimé se promener de nuit dans Londres, malgré que se ne soit pas vraiment la chose la plus futée à faire lorsque l'on est une fille et, de surcroit, non accompagnée. Une femme, la trentaine, aux cheveux roux assez courts, l'arrêta en la retenant doucement par le poignet.
Femme: Vous savez j'adore les fotos que vous faites! Votre dernière exposition était sensationelle.
Emma: Je suis désolée madame mais vous faites erreur sur la personne.
Elle reprit son ascension de la rue, faisant abstraction des cris de la femme. Elle était habituée à ce qu'on l'acoste dans la rue, elle devait faire avec. Le fait était là: elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à Miranda Cadara, photographe de renon, largement exposée dans les journaux à scandales pour ces nombreuses frasques et, accesoirement, toxico notoire. Elle en avait ris au début lorsque Miranda commencait à peine à faire parler d'elle. Aujourd'hui, cette ressemblance était devenu un handicape majeur...
Comme tous les vendredis soirs, les pubs étaient bondés et en passant devant un de ceux-ci, renomé pour le choix de bière qu'il servait, Emma dû descendre sur la chausée pour contourner la foule amasséé sur le trottoir. Tout d'un coup, un nouvel inconnu l'attrapa par l'avant bras.
...: Hey. Ca fait longtemps!
Emma sentit son coeur s'arrêter et ses mains devinrent moites instantanément lorsqu'elle regarda, dans les yeux, la personne qui l'avait interpellé.
Une chose de plus que l'on ne pouvait ignorer sur Miranda Cadara était sa relation amoureuse avec le chanteur des Arctic Monkeys, groupe de rock réputé, dont le batteur attitré avait, à ce moment précis, le bras de Emma Bruvier serré entre ses doigts.
They say be true, don't stay in your bed
We do what we need to be free
And it leans on me like a rootless tree
Elle avait fermé les yeux en sentant l'émotion, au fur et à mesure que les notes s'échappaient de sa bouche, monter depuis son ventre jusqu'à sa gorge. Malheureusement, elle fut vite coupée dans son élan par l'homme qui était en contre bas de la scène, avachi dans une chaise de bureau.
Homme: Merci mademoiselle...
La jeune fille baissa les yeux et vit un garçon, tenant en main une dizaine de feuilles, se pencher vers le type qui venait de s'adresser à elle.
Jeune garçon: Bruvier, Emma Bruvier, murmurra-t-il bien trop fort pour que cette dernière ne l'entende pas.
Homme: Mademoiselle Bruvier. Vous avez une jolie voix mais, sérieusement, quantonez-vous à la photo et laissez la place à des jeunes filles qui en ont vraiment besoin!
Emma: Mais je..., tenta-t-elle de répliquer.
Homme: Merci! Vous connaissez la sortie...
On en revenait toujours à la même chose et, à force, Emma n'en pouvait plus... Les refus tombaient les uns après les autres et pour quelque chose qu'elle n'avait pas provoquer. Elle se dirigea vers les coulisses où l'attendait son sac et dégagea ses cheveux de sa veste qu'elle venait de passer.
[ * * * ]
Emma flânait dans Bloomsbury, analysant le contenu des vitrines des boutiques pour passer le temps. Un petit air de guitare sèche débuta, s'échappant du sac à main de la jeune femme. Elle ouvrit le clapet de son portable et répondit.
Emma: Allo?
...: T'es où? lui demandèrent à l'unisson deux voix féminines.
Emma: Je faisais un tour en attendant
...: Grouille toi, nous on se les gèle!
Pour la deuxième fois de la journée son interlocuteur ne la laissa pas prendre la parole puisque déjà de courtes tonalités raisonnaient au creux de son oreille, lui fesant comprendre que son amie avait raccroché. Elle se hâta de traverser, longea au pas de course la rue dans laquelle elle s'était engagé, tourna deux fois à gauche puis une fois à droite et se trouva enfin devant le musée: le British Museum se dressait en face d'elle, dans toute sa splendeur. A l'endroit précis du rendez-vous, deux jeunes filles blondes étaient en grande conversation. Emma sourit et reprit sa marche vers elles. Elle était presque arrivée à leur hauteur quand l'une des deux tourna la tête vers Emma.
Jeune fille: Madame je-me-fais-désirer est arrivée.
Jeune fille 2: Alleluia!
Emma: Pour une fois que c'est moi qui vous fait attendre...
Jeune fille 2: Je n'aime pas beaucoup ce que tu sous-entends là, soeurette.
Emma rigola. Elle se pencha vers sa soeur qu'elle gratifia d'un petit bisous sur la joue puis se précipita dans les bras que lui avait ouvert sa meilleure amie.
Soeur: Euh... Marjo, évite d'étouffer Emma, j'aimerais la garder en vie encore un an ou deux!
Majorie relâcha son étreinte pour pouvoir faire un doigt d'honneur à la jeune fille.
Emma: Tu deviens de plus en plus vulgaire, dit donc, ironisa-t-elle.
Soeur: Tu lui feras la leçon plus tard, dit nous plutôt comment c'est passé l'audition!
Emma: Toujours la même chose, ils m'ont pas prise... Il m'a dit d'en rester à la photographie. Si vous saviez à quel point ça me saoule...
Soeur: T'inquiètes pas, elle finira bien par ne plus faire parler d'elle et tout rentrera dans l'ordre.
Marjorie: Aurélie a raison...
Aurélie: J'ai toujours raison!
Marjorie: Si tu le dis..., se tournant à nouveau vers Emma, un de ces jours les gens en auront marre de la voir dans la presse entrain de faire ses conneries et puis si c'est pas le cas... tu te décolores les cheveux, ça passera mieux, plaisanta la jeune femme.
Sa remarque arracha un sourire à Emma.
Emma: J'ai plus envie d'y penser aujourd'hui. On va manger? Je meurs de faim!
Aurélie: C'est partis! Pour une fois, j'vais être gentille: je vais vous inviter.
Bras dessus, bras dessous les 3 amies partirent en direction de New Oxford Street.
[ * * * ]
Marjorie: J't'appelle demain.
Emma claqua la portière de la voiture. Elle leva la main pour faire signe à sa soeur et à son amie, que le taxi ramenait chez elles. La nuit était tombée et l'air s'était rafraichi. La jeune femme frisonna et commença à remonter Charing Cross. Elle avait toujours aimé se promener de nuit dans Londres, malgré que se ne soit pas vraiment la chose la plus futée à faire lorsque l'on est une fille et, de surcroit, non accompagnée. Une femme, la trentaine, aux cheveux roux assez courts, l'arrêta en la retenant doucement par le poignet.
Femme: Vous savez j'adore les fotos que vous faites! Votre dernière exposition était sensationelle.
Emma: Je suis désolée madame mais vous faites erreur sur la personne.
Elle reprit son ascension de la rue, faisant abstraction des cris de la femme. Elle était habituée à ce qu'on l'acoste dans la rue, elle devait faire avec. Le fait était là: elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à Miranda Cadara, photographe de renon, largement exposée dans les journaux à scandales pour ces nombreuses frasques et, accesoirement, toxico notoire. Elle en avait ris au début lorsque Miranda commencait à peine à faire parler d'elle. Aujourd'hui, cette ressemblance était devenu un handicape majeur...
Comme tous les vendredis soirs, les pubs étaient bondés et en passant devant un de ceux-ci, renomé pour le choix de bière qu'il servait, Emma dû descendre sur la chausée pour contourner la foule amasséé sur le trottoir. Tout d'un coup, un nouvel inconnu l'attrapa par l'avant bras.
...: Hey. Ca fait longtemps!
Emma sentit son coeur s'arrêter et ses mains devinrent moites instantanément lorsqu'elle regarda, dans les yeux, la personne qui l'avait interpellé.
Une chose de plus que l'on ne pouvait ignorer sur Miranda Cadara était sa relation amoureuse avec le chanteur des Arctic Monkeys, groupe de rock réputé, dont le batteur attitré avait, à ce moment précis, le bras de Emma Bruvier serré entre ses doigts.